A vivre, n°114 juillet-août 2020

Nous l’attendions un peu tous, sans trop savoir pourquoi, peut-être qu’il nous rappelle les vacances, le farniente, le moment où l’on rêve à l’ombre d’un parasol les pieds dans le sable ou dans l’herbe.

Tout commence par un édito du rédacteur en chef Mathieu Fumex qui nous fait déjà voyager. Si vous passez souvent la première page, cette fois-ci arrêtez-vous un peu et prenez le temps de lire, c’est très court et vous emmènera déjà un peu plus loin.

Nous passerons les premières pages de publicités, il faut bien que « A Vivre » vive…

Un bel article sur une exposition que vous devez aller voir !! Si si absolument, vous devez…

Au Louvre-Lens, intitulé « Soleils noirs », l’exposition vous retracera l’histoire du noir dans l’art occidental. Petit article mais suffisant pour donner envie de prendre sa voiture, son vélo, sa trottinette et de pousser la porte du musée.

Un article que vous feuillèterez sans trop d’attention, à moins que vous n’alliez à Nice, il se peut que cela vous donne aussi une idée de week-end, mais rien de nouveaux, quelques lieux notables, rien de plus…

Encore quelques pages et enfin un sujet qui me tient à cœur puisque en tant qu’architecte d’intérieur parisien j’y suis confronté, L’Aménagement des Combles.

« A Vivre » livre ici des interviews intéressantes, l’article est riche, on s’y pose les bonnes questions, on y voit les limites de l’exercice, le perpétuel problème de l’angle fermé (rencontre d’un plan et de l’oblique du toit), comment gérer les espaces bas…

Il s’en suit quelques pages shopping dont ont fait mal lien avec les combles, mais bon, il y a de jolies choses.

Comment un espace peut ou doit devenir multifonctionnel, page 62, avec une démonstration assez intéressante d’un studio réalisé par une agence novatrice. Encore une vision de la gestion du petit espace.

Dans les pages qui suivent de nombreux exemples de petites surfaces qui riment avec charmes et j’ai envie de dire que finalement, c’est peut-être de la réflexion sur l’espace résiduel, de la multitude de contraintes que vient l’idée intelligente, celle qui mènera le projet. De très belles idées tout au long de l’article.

J’ai eu le plaisir de réaliser des projets d’habitat dans d’anciens bâtiments agricoles. Peu cher à l’achat, tout est souvent présent pour réaliser de magnifiques lieux, originaux, en préservant ce que nos clients viennent chercher, la ruralité.

Une certaine simplicité, rusticité, qui permet l’utilisation de matériaux simple, peu couteux et des espaces simplifiés pour une vie qui se tourne vers l’extérieur. Cet article page 98 nous en donne l’illustration parfaite.

Tout projet commence par un plan, et je vous avoue que celui que vous trouverez page 110 d’ « A Vivre »n’a probablement pas été simple à trouver. Comme vous l’imaginez, en rénovation ou aménagement, nous dépendons de l’enveloppe dans laquelle nous sommes contenus. Et là, peu, très peu de fenêtres. La réalisation qui suit est très intéressante par la finesse des matériaux choisis, la délicatesse des finitions. Un univers extrêmement graphique, des couleurs très douces, un très beau projet.

Je suis en revanche un peu déçu par les cahiers d’inspiration des salles de bain, à l’Est rien de nouveau…

J’ai beaucoup mais alors beaucoup aimé les articles sur les jardins. Même si le premier article nous montre un jardin sur un toit, aux inspirations campagnardes faites de planches grisées un peu attendues, c’est toujours plaisant, agréable et l’été que veut-on de plus…

Le deuxième article sur une demande aussi insolite de la part de clients nous montre une vraie réussite, un bout de paradis. Réaliser une forêt sur une centaine de mètres carrés ! C’est une très belle réalisation que je vous laisse découvrir page 138.

On finira le magazine « A Vivre » avec une bande dessinée sympathique qui vous fera sourire et vous donnera peut-être l’envie d’avoir un jardin J.

En définitive, un numéro « A Vivre », ou à lire, à acquérir au plus vite, vous passerez un bon moment et qui sait, si je vous ai donné le désir d’acheter ce magazine, j’aimerai vous avoir donné l’envie de nous rencontrer, de parler de votre projet.

Car il en est de même des magazines et des gens, quand on aime ce que l’on fait, on ne travaille pas, on y pense le jour et la nuit, on vit avec chacun de nos clients, inquiétude, joie et bonheur !

Bonne lecture.

Charles-Eric