Art & Décoration janvier 2021

Bonjour à tous,

Comme à mon habitude je m’arrête sur l’édito de Nathalie Soubiran, rédactrice en chef de Art & Décoration.

Et comme d’habitude j’aime bien…J’aime l’ouverture d’esprit, faire des liens entre des mondes qui n’en ont apparemment pas, et à force de faire des ponts, de prendre du recul, on finit par avoir une vue plus exacte d’une situation, celle en l’occurrence de l’économie, de la société qui après un an de crise sanitaire aigue réagie, s’adapte. Recyclage et économie circulaire sont finalement des solutions qui répondent à deux problématiques, économie locale et circuits courts.

 

Dans la rubrique L’Air du Temps

J’aime beaucoup page 9 les tables basses « élément » en fer. Comme un retour aux 70’s pour le reste qui surf un peu sur le déjà vu et revu.

 

Interrupteurs et prises, un bel échantillonage.

Je glisse jusqu’à la page 26 où l’on trouve une magnifique série d’interrupteurs et prises. De quoi nous sortir des éternels Mosaïc de chez Legrand, même s’ils sont très pratiques.
Je trouve intéressant de la part d’Art & Décoration de faire un petit rappel de temps à autre sur les différents types d’appareillages. De quoi donner des idées et se renouveler.

 

 

Suivons avec un bel article sur Cassandra Vafadari, dont j’ai aimé le choix des couleurs, les contrastes de matières qui enrichissent l’espace entre brillant et mat. Origines métissées qui comme toujours se traduit par une décoration pleine de culture.

 

William Morris à découvrir ou redécouvrir…

A ceux qui ne connaissent pas les tissus et papiers peints William Morris, je conseille l’article de la page 38. C’est un pur enchantement, un univers qui par touche vient donner une touche gracieuse et délicate. Des motifs floraux et denses aux couleurs vives, j’adore ! Certes un petit côté un peu chargé mais un élément ou deux, une touche, viendront relever un intérieur trop froid.

 

Glissons en douceur.

Un brin d’histoire derrière les portes du Mobilier National, ce doit être absolument passionnant de restaurer, entretenir, des meubles qui ont connu les grandes heures de l’histoire, de Louis XIV à Pompidou. Un coup de cœur pour le bureau en noyer blond gainé de cuir de Benjamin Graindorge. (Page 46).

 

La déco c’est pour moi, et la thérapie c’est pour tout le monde !

Pour démarrer actuellement un projet dans le Lot je suis assez sensible à l’article intitulé « Déco Thérapie » (qu’il est dur parfois de trouver des titres…). Des couleurs douces, des matières moelleuses, des brins d’herbes, tout ici nous plonge dans un univers qui rappelle la nature. Certes, un article sous forme de catalogue pour faire ses courses, mais après tout, on en a tous besoin, et puis c’est effectivement une thérapie nécessaire aujourd’hui d’avoir des intérieurs doux, tendres, quand on y passe autant de temps… Finalement le titre n’était pas si mal trouvé.

 

Tourcoing et donc ?

Vous pourrez toujours jeter un œil à la maison près de Tourcoing mais à part la salle de bain page 68, cette maison n’a absolument aucun intérêt.

Une belle restauration, mais pas d’inventivité, pas de recherche de matière ou de couleur, pas de fil conducteur…Le mobilier est joli, il est posé là mais aurait pu être ailleurs…

Tout ceci est très impersonnel et sans caractère…Je glisse, je passe…

 

La table basse un vrai sujet !

Abordons ce qui m’a attiré sur la couverture, le dossier sur les tables basses. Pièce centrale du salon, je retombe souvent dans mes projets sur des tables que j’aime et j’avoue manquer parfois d’originalité. Aussi j’attaque ces quelques pages avec envie et enthousiasme.

Globalement les tables présentées sont toutes de la même veine, plateau fin, pieds légers. Je suis donc un peu déçu par la variété des tables mais ceci dit, il y a en a certaines que je trouve très élégantes.

Page 71, la table Magosia, pas la plus cher du monde, pas la plus grande marque non plus, et j’aimerai bien voir la finition de près mais j’aime beaucoup le design sobre et le bois aux formes arrondis. Page suivante un modèle de chez Caravane, Kinsley, très élégante et le bois cerclé de noir (métal ?).

 

Biarritz et donc ?

Je suis à nouveau un peu déçu de cette maison à Biarritz page 78, connaissant cette ville et sa région, il y avait à mon sens des bâtisses plus typiques et plus intéressantes. Toutefois, j’aime bien l’ambiance qui règne dans cette maison. Les pièces d’eau ont été refaites, la cuisine est très intéressante et la salle d’eau un vrai modèle d’aménagement d’espaces restreint.

 

Pieds nus sur le tapis.

Le tapis, un élément devenu essentiel, épais, fin, en laine ou synthétique, bouclé ou ras, à chaque projet on effeuille à nouveau les catalogues, on prend rendez-vous avec différentes marques et je retrouve dans cet article de la page 88 un bel échantillonnage de la tendance actuelle. S’il y manque des marques auquel je fais parfois appel, celles représentées pourraient suffire dans une recherche lié à un projet. Art & Décoration fait ici un beau dossier en citant des marques tell que Elitis, Silvera, Fritz Hansen, Edition Bougainville, Cinna, Nobilis ou encore Moooi. J’ai toutefois mon fournisseur préféré avec Toulemonde Bochart qui est cité page 94.

 

Le perche et donc ?

Après la maison du Pays Basque, nous voici dans le Perche pour une maison bleue. J’aime bien les projets qui ont une ligne directrice, un vrai parti pris et j’avoue que là, je me sens un peu dépassé. Je me vois donc obligé de préciser que les contrastes apportent aussi un peu de relief. Sur les deux premières pages le bleu est très présent mais contrasté par un canapé clair, un tapis berbère blanc et un escalier en bois.

Mais dès la page suivante, le bleu devient omniprésent, oppressant même. Il y a dans cette prise de position un systématisme qui peut montrer un manque d’originalité, je crois que j’ai juste envie de dire : c’est trop. Intéressant d’avoir poussé le principe jusqu’au bout, mais la démonstration n’est à mon sens pas convaincante.

 

La tête dans le lit !

Nous voilà sur un dossier page 110 de ce numéro d’Art & Décoration qui me parait nettement plus convaincant que celui sur les tables basses.

De nombreuses têtes de lit, des variantes extrêmement intéressantes et si les prix sont assez élevés, il n’est pas difficile d’y trouver de l’inspiration et à notre tour d’enrichir le nombre de créations.

 

Un renouveau certain dans la réhabilitation.

Enfin, fallait-il attendre la page 122 pour voir ce que j’attendais depuis le début…ou presque… Cette rénovation de bergerie est toute simplement magnifique. Conserver un habitat ou une bâtisse telle quel c’est finalement se retrouver petit à petit dans un musé. Certes la conservation de ce qui fut est aussi nécessaire mais la fonction première d’une habitation est d’être adaptée au mode de vie de la société contemporaine. Par contemporaine, j’entends le présent, que ce soit le présent d’autrefois, celui d’aujourd’hui ou le futur présent.
Voilà pourquoi j’aime les vieilles bâtisses comme celle-ci, on garde l’aspect extérieur, et tout en gardant l’esprit ce qu’il fut, l’intérieur est totalement revu et corrigé. Matériaux authentiques pour un travail définitivement contemporain, jusqu’au jour où, dans 20 ou 30 ans, un autre propriétaire trouve tout ceci dépassé.

L’épaisseur des murs forme un cadrage naturel sur le paysage, renforçant ainsi la notion de cocooning et d’intériorité.

Une extrême réussite à mon sens.

 

La crédence, un sujet à ne pas négliger, parfois oubliée, souvent regrettée.

Retour sur le carrelage en crédence. Pendant des années, nous avons entendus dire que le carrelage se tachait aux joints et qu’il valait mieux mettre des revêtements uniformes comme le verre, la pierre ou encore certaines résines. Voilà que l’on se dit que finalement cela ne se tachait pas tant que ça et revoilà le carrelage comme une possibilité nouvellement redécouverte de faire votre crédence.

Avec le carrelage, on redécouvre aussi le motif, la matière et finalement la richesse qu’ils peuvent apporter.

Attention toutefois aux matières rugueuses difficilement lavables, qui laissent plus d’éponge sur le mur que dans votre main.

 

Paris toujours Paris mais un petit coin de déco assez bien trouvé.

De nouveau, un bel appartement page 144, haussmannien et magnifiquement décoré. On y retrouve tout ce qui fait le charme d’un intérieur réussi. Des couleurs chaudes et contrastées, des matières riches et profondes, un brin d’originalité avec le papier peint de l’entrée posé dans les cadres page 146. J’aime beaucoup la cuisine entre modernité et tradition, le laiton qui rappelle le cuivre des casseroles d’autrefois mais utilisé en crédence, le papier peint panoramique très 19e opposé au noir contemporain du mobilier.

Une petite faiblesse de créativité pour moi dans la salle de bain mais franchement c’est juste histoire de dire quelque chose car l’ensemble de l’appartement est une vraie réussite.

 

Les radiateurs, ici et là, mais moi je sais où !

Je ne doute pas que les radiateurs soient un mauvais sujet, loin de moi cette idée, mais je vais passer ces pages assez vite car j’ai déjà un fournisseur exceptionnel quand il faut sortir de l’éternel et pratique Acova, à titre personnel, je vais chez Varela Design.

 

Lyon et donc ?

Aux portes de Lyon nous dit-on, cela aurait pu être ailleurs, c’est joli, mais un peu impersonnel et un peu froid, on manque un peu de matériaux authentiques dans cette maison.

 

Et voilà que nous terminons ce numéro d’Art & Décoration avec deux articles sur quatre qui m’ont plus, un résultat mitigé comme presque à chaque fois. Mais je vais continuer de le lire, car après tout, il y avait tout de même la moitié de ce magazine qui m’a plus !

Alors en se basant sur le théorème du verre à moitié plein, je vais finir sur une note joyeuse, celle d’avoir passé un bon moment avec vous et Art & Décoration.

 

Mais je vous laisse comme toujours vous faire votre avis, ceci n’était que le mien.

 

Bonne lecture.

Charles-Eric