Côté Paris N°70, octobre – novembre 2020

Bonjour à tous,

Cette fois j’ai décidé d’ouvrir et de m’intéresser à un magazine qui affiche sont régionalisme, avant Côté Sud, Coté Ouest, et Coté Est ouvrons le Côté Paris de ce mois-ci.

 

On commence par un article sur quelques artistes affectionnant le Land Art, évidemment il fallait commencer par Christo ! Une pure merveille, enfin ceci est un jugement très personnel.

Nous revenons avec ces exemples au symbolisme des 4 éléments, l’eau, la terre, l’air et le feu. Ils sont aujourd’hui ce que la science a perdu et restent à l’alchimie, l’art les sort de l’ombre. De très belles œuvres et de magnifiques photos.

Ce n’est pas toujours le cas mais la transition avec l’article suivant est bien trouvée, page 21.

Le feu et la terre, la minéralité des créations d’inspiration minimaliste.

 

S’en suivent quelques pages que je qualifierai de pages shopping, à noter toutefois page 40, un canapé qui m’a franchement séduit. Le canapé « Mille et Une Nuit » en lin « Capri » blanc dessiné par Bérangère Leroy.

 

Page 48, un article sur le béton et bien-sûr Rudy Riccioti est au centre de ces quelques pages. Certes les formes se libèrent et l’architecture s’ouvrent à de nouvelles possibilités mais je ne peux m’empêcher de penser écologie…

 

Page 70 un article sur des assemblages de couleurs, intéressant mais sans plus. Oui c’est joli, mais je n’y vois que peu de sources d’inspiration, très peu d’originalité, de nouveauté.

 

Les titres sont un art et Côté Paris s’est je trouve assez compliqué la tache : un « appartement-maison », pour définir un appartement sur cour.
Mais je suis d’accord sur le fond, les appartements sur cour sont souvent décriés, car trop sombre ou humide ou je ne sais quoi encore.

J’ai habité un appartement sur cour et j’ai beaucoup aimé ce dernier. La sensation effectivement d’échapper à la condition urbaine avec un bout de jardin. Ici les ouvertures ont été travaillées et si les codes sont urbains l’ambiance est tout aussi vintage que contemporaine. Je trouve qu’une grande culture sort de ce projet, l’architecte d’intérieur Stéphane Poux a fait à mon sens un très joli travail.

Spacieux, très parisien, du mobilier connu et reconnu, malgré un espace qui semble exigu.

L’appartement, qui dispose d’un étage et d’un balcon semble réellement tourné vers l’extérieur, au milieu des arbres.

 

J’ai beaucoup voyagé depuis toujours et je suis très séduit par cet appartement présenté page 110. Je ne peux dire qu’il y ai une inspiration d’un lieu ou d’un autre, non, il s’agit d’autre chose. La décoration s’attache aux voyages, à l’esprit de celui-ci. C’est donc par l’idée du voyage et non par une destination précise que le projet doit être compris.
Bien-sûr, il est difficile de faire un projet comme celui-ci sans plonger dans les années 20, à une époque où l’exotisme nourrissait l’imaginaire.

 

Pour ceux qui cherchent un canapé je trouve que ces quelques pages qui débutent page 120 présentent beaucoup d’intérêts. Des canapés de toutes formes, de toutes matières et beaucoup d’originalité, reste à s’y assoir pour savoir s’ils sont également confortables.

 

Je passe l’article sur Fontainebleau, certainement un très bel endroit à n’en pas douter mais pour la page histoire, je me rendrai sur place.

 

Quelques pages sur des lieux à voir lorsque le confinement sera fini, alors nous pourrons flâner de Grez-sur-loing à Larchanten passant par Milly-la-Forêt.

Un coup de cœur pour le bar en châtaignier qui se trouve dans le restaurant « la Folie de Barbizon » qui est l’œuvre de Norbert Gomez, page 144.

 

Page 151, j’aime beaucoup le contraste qui s’installe entre ce monolithe qu’est la cuisine et les poutres du plafond.

Un vrai coup de cœur également page 159 pour ce mélange de blanc et de laiton, une sensation de luxe et d’élégance qui me séduit terriblement. Je ne manquerai pas d’emprunter cet assemblage à Emmanuelle Simon pour un de mes projets, merci à elle pour ce raffinement.

Jusqu’à la page 175 vous trouverez des cuisines qui à mon sens sont plein d’élégances mais que de froideurs, ces cuisines semblent sortir de show-rooms très chics mais dénué de vie…

 

Un excellent numéro que je recommande, je suis rarement déçu par les Côté Sud, Coté Ouest, et Coté Est et ce Côté Paris ne déroge pas à la règle.

Mais je vous laisse comme toujours vous faire votre avis, ceci n’était que le mien.

 

Bonne lecture.

Charles-Eric